Gilles, responsable service Achats du Groupe, nous parle de la profession d’acheteur, encore méconnue.

Gilles, quel est votre parcours ?

Mon parcours a débuté par l'accomplissement d'une formation d'ingénieur en électrotechnique, complétée par une formation commerciale. Après avoir initié ma carrière professionnelle dans le domaine de la vente technique, j'ai rapidement décidé de m'investir dans le domaine des achats. J'ai obtenu le Diplôme Fédéral d'Acheteur, puis le Diplôme Fédéral de Responsable Achats, quelques années plus tard.

Quelle employabilité offre ce métier ?
Cette profession est bien souvent méconnue, raison pour laquelle peu de gens décident de se former dans ce domaine. Considérée comme relativement récente, elle existe néanmoins depuis une cinquantaine d'années. Aujourd’hui, le métier d'acheteur fait état d'opportunités considérables, car c’est un domaine d'activité qui joue un rôle clé dans la compétitivité d'une entreprise.

Quels sont les qualités et les intérêts requis ?
Des aptitudes avérées en négociation, de la curiosité, des valeurs éthiques, de la rigueur organisationnelle et de l’orientation client. A titre d'illustration, la diversité des activités du Groupe Romande Energie implique que l'acheteur, dans une même journée, participe à des séances de négociation avec des fournisseurs, visite des salons professionnels, résolve des litiges avec des prestataires, élabore des contrats, assiste à des réceptions de travaux sur des chantiers, mène les vérifications appropriées, ou encore collabore avec des clients internes (chefs de projet, ingénieurs, etc.). Ces activités variées nécessitent une bonne capacité d'analyse, une ouverture d'esprit, ainsi qu'une forte adaptation aux situations en constante évolution.

En quoi consiste les achats chez Romande Energie ?
Vous n’achetez que des câbles et transformateurs ? Il nous incombe d'acquérir dans une diversité de domaines qui s’étend des éoliennes aux vêtements professionnels, passant par des prestations de service ou intellectuelles, des bâtiments, des véhicules, des éléments d'infrastructure du réseau, ou encore de la sous-traitance.

Le développement durable s’applique-t-il aussi aux achats ?
Avez-vous une politique d’achat ? Le service achats est en effet soucieux et attentif aux composantes environnementales et sociétales qui animent l'entreprise. Par exemple, nous favoriserons un prestataire de services privilégiant les déplacements en transports publics comparativement à un fournisseur présentant un rapport coût/qualité presque identique. D'autre part, une charte est portée à la connaissance de chaque fournisseur, détaillant notamment l'ensemble des valeurs de l'entreprise.

Quels sont vos maitres mots ?
Pour ma part, la notion d'orientation client est primordiale, et fait partie intégrante des attentes que je formule à l'égard de mes collaborateurs. Une devise qui m'inspire et que je tente au mieux d'insuffler à mon équipe, toute modestie gardée, est la suivante : "Faire bien du premier coup, faire bien à tous les coups, faire bien à moindre coût". Néanmoins, en tant que responsable du service achats du Groupe, je considère que la tolérance face à l'erreur est fondamentale. Le bien-être de mes collaborateurs me paraît essentiel, et ce tant sur un plan humain, qu'en termes d'efficience et de plus-value professionnelles.

Avez-vous une anecdote à partager ?
J’ai retrouvé une commande datant d'octobre 1953, au sein des archives de l'entreprise. Ce document, qui traitait de l'acquisition du marché annuel des transformateurs de distribution, a généré chez moi des émotions et orne donc un mur de mon bureau.

« Le métier d'acheteur fait état d'opportunités considérables, car c’est un domaine d'activité qui joue un rôle clé dans la compétitivité d'une entreprise. »